… avec les équipiers de Vogue et Rève pour Hasufel qui va rejoindre des contrées un peu plus sud ! Et ce fut une très belle sortie :

L’occasion donc d’aller voir d’un peu près les 3 iles de notre pertuis d’Antioche et aussi 2 bateaux de l’association ! J’en reparle un peu plus loin… (teasing!)
Un début de parcours très lent car peu de vent (4 nœuds enregistré à Chassiron !), Hasufel arrive à se déhaler à peu près à la vitesse du vent grâce à un spi léger…

Le vent tourne doucement, et notre trace s’oriente pile poil en direction de Chatelaillon !

Un empannage sous spi et on file vers Aix, pour le passage entre Enet et Aix. Marie, très concentrée, garde la barre, le skipper a un œil sur la cartographie et un autre sur le sondeur, façon caméléon !
Une petite photo vers Aix :

Une autre de l’autre côté, vers Fort Enet :

Et on affale le spi en se trompant un peu dans la direction à la barre, ce qui nous vaut une petite pointe à 7,4 (rappel, le vent est encore faible!) mais surtout une petite frayeur du skipper en voyant la manœuvre très mal partie ! Ah ah ! Bon, le génois est renvoyé puis le spi regagne son sac, après ce joli bord.
Comme vous le voyez sur la carte du début, ce fut compliqué de remonter le long d’Oléron avec le courant dans le nez ! Mais comme ce passage au bord de la plage des Saumonards est trop beau, nos 2 équipiers ont pris le bateau en main et se sont lancés dans une bataille de virement : 16 au total ! De quoi bien comprendre l’amplitude du mouvement de barre à donner et la rapidité à embraquer l’écoute de génois au virement. Parfait !
On retrouve Horatio ! Et oui, c’était déjà lui au début :

Il vient de quitter son mouillage et la chasse est lancée ! Il est juste devant nous, mais fait un meilleur cap. Il passe la ouest délimitant les cultures marines de l’anse de la Maleconche alors que nous devons tirer un petit bord. Il s’éloigne, mais à l’AIS, nous pouvons comparer nos vitesses : il va 0,4 nœuds moins vite mais il est devant à … 0,4 milles ! Il nous faudrait une heure pour revenir à son niveau… Heureusement, « traitreusement », une casquette tombe à l’eau sur son bord et ils vont s’entrainer à l’homme à la mer ! On passe à côté et … on est devant, ah ah ! On vise le pont, puis on vire le Lavardin et là, ça accélère : 8 nœuds, 8,5 et jusqu’à 9 nœuds ! Vive la petite houle qui rentre dans notre dos !
On arrive vers la Ouest Minimes et là, on aperçoit un bateau jaune ! Bertrand rentre tranquillement au port avec Zeste, on le rattrape et on se salue ! Séance photos !

Mais il est tôt encore, et Hasufel est maintenant habitué à ses 40 milles journaliers ! Il a encore envie de se dégourdir les pattes. On vire et on met le cap sur la zone d’attente des cargos, l’occasion pour Didier de profiter de la gite et de quelques embruns pour l’équipage : le clapot s’est levé, on a des rafales à 25 nœuds. Demi-tour arrivé sur zone, et c’est le retour au port.
Mission accomplie, un peu plus de 40 milles donc en … moins de 8 heures ! Didier est un homme transformé, ah l’ivresse de la vitesse !!! Et Marie sait qu’elle va bien dormir… Les appuis parfois difficiles, la barre un peu dure quand ça piaulait, une bonne séance de sport !
Retour d’Hasufel en aout !
Ah, un dernier truc sympa : droit devant nous lors des virements, des lumières blanches dans le ciel ! Mais c’est un gros avion !!! Et il fonce vers nous, pas le temps de faire une photo, il nous survole et s’offre un très beau virage sur l’aile :

Ouf, il n’a pas lancé de missile ni de bombe…

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