Balade à Gijon (ou pas comme on va le voir…)

Jeudi 9 juillet, je retrouve Baptiste un nouvel adhérent de Paris qui a trouvé V&R par le biais du site de la capitainerie ! Jeune « Europe-iste » en recherche de sensations (il a été fourni !) en habitable. Nous partons cap au 230 pour rejoindre Gijón ! Mais au bout de 60 milles, face à quelques aléas de navigation, on écourte et direction Bilbao, plus proche port espagnol. La nuit se passe, le moral retrouve un top niveau et nous arrivons dans un vent évanescent en vue de l’Espagne. Le moteur nous aide à rentrer dans la grande rade de Bilbao.

Et donc, vendredi 10, premier contact avec l’Espagne Pour Baptiste ! Les tapas, les enfants jouant dans la rue jusque très tard, et un temps très agréable. Chaud mais pas trop…Samedi, départ pour Lekeitio (un petit bijou, chut, ne pas trop le dire) : son quai en béton, ses échelles métalliques rouillées et surtout son enfilade de bars à tapas sur le quai (Un peu comme si vous amarriez votre bateau quai Duperré !). Bon, du près, du près, du près, mais on a travaillé les virements !
Dimanche, départ pour Getaria (pas le français, le Getaria espagnol). Des sanitaires à réserver (un accès aux douches par bateau par jour, et tout l’équipage en même temps. Une règle pas mal qui évite à priori les contaminations d’équipage à un autre). Balade en ville, découverte de « El raton » (la souris !) pour Baptiste pendant que je préfère l’option baignade (avec un scotch brite à la main pour frotter un peu Hasufel…). 

Balade le soir dans les hauts de Getaria pour profiter d’un panorama extra !

Finalement, la vie espagnole nous plait bien à tous les deux et nous choisissons de rester un jour de plus (et en plus, la météo s’améliore pour remonter). Lundi, retour à Lekeitio ! Amarrage à couple sur un gros Evasion 1250 (et un souci de marée en moins à gérer !). Dernière virée hispanique pour nous, deux derniers bains pour moi, quel bonheur ! Nous avions enrhumé l’Evasion au près en jouant avec les 7 nœuds. En ouvrant un peu vers l’arrivée, un 7,8 nœuds au près (55° par rapport au vent) m’a fait très plaisir… Baptiste ne connait pas ses vitesses sur son Europe.

Mardi, en route pour LR. La météo nous annonce du près serré, nous démarrons donc dans la pétole au moteur pour ensuite établir un spi asymétrique !!! Vivent les prévisions météo… Le près arrive mais Hasufel est calé, plutôt bien réglé et il avale du mille.
2 lignes sont à l’eau avec de jolis leurres au bout, et cela commence à taper : une touche, 2 touches, 3 touches, changement d’hameçons, de leurres. Encore une grosse touche qui part avec le leurre tout neuf (mais sûrement mal monté…).

Check complet des lignes et ça continue, sauf que là, les THONS montent à bord : 5 kg, puis 5 kg encore. Oh ! Un monstre : la ligne est archi tendue, dure à remonter, à deux on remonte le bestiau dans le bateau : 85 cm, 15 kilogrammes !!! Puis 5, 8 et 8 (en doublé pour rajouter du fun ! Les deux poissons sont allongés l’un à côté de l’autre et mettent le bazar dans les lignes. Pas grave, ma grande glacière est pleine !!! 40 kilos de thons !!! Pas mal comme sortie… Le pilote auto reprend du service,  la nuit arrive doucement, 2 nuages de pluie sur notre route, mais nous avons pris un ris. 

Prévoyant du près serré pour la fin, j’ai laissé du gras à reprendre par la suite, nous faisons une route nord au lieu de viser Chassiron directement. Au petit matin, cela refuse doucement, passera-t-on Chassiron sur ce bord ? Arrivée prévue à midi, plus 2 heures pour LR. Cela fait une remontée en moins de 30 heures… sauf que, seul dehors, j’entends un grand claquement, je vois le génois tomber à l’eau ! La fixation de l’étai en haut vient de lâcher !!! Je choque la GV, je lofe doucement, pilote, puis je saute à l’avant mettre en place DEUX drisses pour remplacer l’étai. On remonte le génois et l’étai sur le pont à deux, puis on range la GV dans son lazybag. On vient de passer à côté d’une jolie catastrophe : démâter à 25 milles au sud de Chassiron ! On serait rentré à La Cotinière avec son canot tous temps… Non, merci !
Démarrage du moteur, puis on fait route vers LR à petite vitesse (entre 3 et 4 nœuds : les vagues nous font face, Hasufel est léger comme tout : il monte, tape et s’arrête…). L’arrivée sera en fait à 18 heures !

Bon, ce fut une très belle semaine, malgré cette fin bizarre ! Baptiste ne connaissait que peu l’habitable, il a été servi ! Et puis l’Espagne, c’est très sympa…

Commentaires

  1. Merci Alain pour cet article magnifiquement écrit, accompagné de superbes photos!
    Laurence T

Laisser un commentaire