Coucher

Hasufel pendant 5 jours…

Et le pont de l’ascension ! Que faire sinon du bateau pour les mécréants que nous sommes…
Pas grand-monde dans l’équipage : Valérie, toujours fidèle aux sorties d’Hasufel et Axelle, une étudiante rencontrée au SUAPSE et donc invitée à voir ce que c’est qu’une « grande » croisière ! Axelle ayant une fracture au pied, on était plutôt en mode duo+ que trio… Ah ah !

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En regardant les fichiers météo, on pouvait voir que le jeudi et le vendredi seraient peu ventés, on part donc le mercredi en début d’après-midi pour Les Sables dans du vent plutôt fort : On n’est pas pressé donc ce sera un ris et un petit génois histoire d’être plus confort à bord. Hasufel commence à avoir une coque un peu sale, mais il avance ! Presque sur un seul bord de près, on y arrive en fin de soirée !

Départ
Vivent les navigations chaudes de la fin mai !

Une douche, et pour changer pas de crêperie, un peu loin pour notre unijambiste (!) mais un sympathique bar à tapas en face de la sortie des pontons.

Jeudi matin, en vue de la courte étape (on va juste à Saint-Gilles, distant de 12 milles !), on se balade tranquillement aux Sables pendant qu’Axelle travaille son mémoire. Repas au port puis départ, il fait beau, très peu de vent, mais avec un angle assez intéressant pour tester un truc : monter un spi symétrique en asymétrique (au lieu d’être monté sur le tangon, un des coins du spi est frappé à l’amure). C’est assez efficace, on va monter à 4 noeuds pour un vent de 5 noeuds, beau rendement ! On va passer une partie de la balade à changer les réglages (la bosse d’amure, l’écoute…) en fonction des petites différences d’angle du vent apparent. Le capitaine s’amuse !

Spiasy

Mais le vent va tout doucement tomber… On remballe et … plouf !!!

Baignade
Deux sirènes !

On rallie ensuite Saint-Gilles au moteur… Un peu plus de 6 heures pour faire 17 milles après quelques détours, la moyenne est impressionnante : 2,6 noeuds…
Vendredi matin, grève du skipper qui avait respecté le délai de préavis en annonçant la veille au soir : « demain, je ne touche à rien, vous sortez le bateau ! ». Bon, pour des raisons de mobilité, j’ai tout de même fait l’équipier de ponton pour les amarres. Et bravo à ces dames car ce n’était pas simple, le courant de la Vie étant déjà bien présent et surtout à cause de quelques bateaux pressés (on a vu une manoeuvre digne du pérpih parisien !). Personne n’a fait de geste discourtois !

Sortie
Sortie2

Axelle à la barre, Valérie hisse la grand-voile. Short bleu raccord avec les autres éléments de la photo !
On décide de revenir aux Sables pour aller ensuite à Ars-en-Ré vu les faibles conditions de vent à venir.
Un bord vers le large où il y a plus de vent (la mer est désespérément plate à la côte…) puis un virement et on fait presque un bord direct pour les Sables, le vent adonnant doucement dans l’après-midi.
Un maquereau s’invite à bord et finit en quelques secondes en carpaccio :

Maq
Citron, huile, eau de mer et … baies roses !

Il manquera son frère ou sa mère pour faire plus qu’un apéro !
Arrivée dans l’après-midi aux Sables, très animés car la Vendée Vaha, compétition de pirogue, a lieu. On trouvera un bout de plage plus paisible pour une baignade très fraîche !
Samedi, après un tour de marché puis un repas pris au port, on file juste avant l’étale de basse mer. Le sondeur indique parfois 0, mais le pied de pilote nous permet de passer sans souci.
On est au portant à la sortie du port, l’occasion de monter le spi avec son tangon cette fois.

Teeshirt

Détail assez amusant ce samedi : on est en tee-shirt et short quand on croisera les équipages au près dans l’autre sens sous veste de quart et salopette ! Encore plus impressionnant, des copains dans le pertuis d’Antioche au même moment nous envoient des photos d’eux hyper couverts ! D’après la météo du port de La Rochelle, il fait en effet 18 degrés à 14 heures ! Deux salles, 2 ambiances ! On se tâtera même pour savoir s’il faut continuer notre descente, ah ah !
Ars-en Ré, son approche merveilleuse avec le Fier d’Ars, superbe étendue d’eau si calme… Petite balade dans les claires et les marais salants à 3 ensuite ! Tout doucement, mais on n’allait pas encore abandonner Axelle !
Puis ce spectacle que la photo ne rend pas dans sa totalité :

Coucher
C’est pas ça le luxe ?

Et clou de la croisière : le capitaine mitonne un risotto aux asperges pour au moins 6 (le riz, faut le mettre dans un verre, faut pas le verser directement !!!) ! Apparemment tellement bon, qu’il n’en restera plus le soir-même ! Ok, on a sauté le dessert ensuite… Là-encore, une discussion un peu embrumée pour le capitaine où il aurait été décidé de ne pas se presser le lendemain et de sortir à la marée du dimanche soir !
Discussion un peu embrumée donc qui a valu au capitaine un réveil express : « mince, on va louper le créneau du matin, vite, il faut sortir le bateau !!! ». Et là, une petite voix : « mais hier, tu as dit qu’on partait en fin de journée… ». Ah oui, bon, c’était juste un réveil tonique !
Déambulations dans le village, un joli marché où je retrouverai des exposants du vendredi après-midi au marché central ! Visite de nombreuses galeries d’art au calme. Un petit coup de coeur pour les oeuvres de Dane… Ses poissons sur fond rouge étaient très beaux !!!

Expo

Repas de roi (ah les prix et les produits d’Ars en Ré !) puis à nouveau balade à 3 encore. On attend ensuite gentiment la marée au bateau en préparant le repas du soir. Et à 20 heures, on appareille ! ça souffle bien, on quitte le Fier sous génois et petit moteur à plus de 5 noeuds (et ça, contre le courant !). On sort du chenal, on met Hasufel nez au vent et la grand-voile est envoyée puis un petit spi dans la foulée ! Hasufel fait des pointes régulières à plus de 8 noeuds, enfin il allonge clairement la foulée !!!
Axelle profite du paysage qui défile derrière le bateau, et a une petite poussée de nostalgie, ou de joie extrême devant cette beauté…

Stendhal


On affale notre spi un peu avant le pont de l’île de Ré, puis on finit vent arrière tranquillement. Le soleil est couché depuis un moment et on croisera le monstre « Innovation » qui vient chercher ses derniers supports d’éolienne, tout éclairé dans la nuit noire. Difficile de faire une photo qui ne soit pas « bougée » !

Innov

Il est 23h30 quand on entre dans le port des Minimes, quelques coups de projecteur pour trouver où il faut tourner car à cette heure et avec la hauteur de marée, les éclairages de la digue ne servent alors qu’à une chose : éblouir le barreur !!!
Un dernier gin-tonic au concombre (essayez, vous serez surpris !) et on se quitte…

Il y en aura d’autres, des belles sorties comme cela !


Comments

2 réponses à “Hasufel pendant 5 jours…”

  1. C’est si bien raconté qu’on s’y croirait presque !
    J’aime beaucoup la photo de Innovation !
    Laurence T

  2. Chouette reportage, merci !

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