Pêche sur Hasufel

Un chef de bord s’invite sur Hasufel

Une virée vers l’Espagne, avec l’espoir d’une pêche au thon, forcément cela ne se rate pas quand l’horizon quotidien d’un jeune skipper nommé Francisco se situe dans nos Pertuis.

C’est donc avec enthousiasme que j’embarque le lundi matin sur ce « fougueux » voilier, à la conquête du Golfe de Gascogne ! Après le cérémonial des retrouvailles avec Alain et Pascual, c’est la rencontre avec un nouvel équipier, Christophe, avec qui nous allons partager des aventures  attendues.

Le vent du départ refroidit un peu nos espérances (gentille pétole…), mais que diable, il finira bien par nous bousculer, la météo nous l’a prédit. Et ce qui est attendu est arrivé; 17 nds de vent, puis des rafales au-delà de 20 nds et jusqu’à 24 noeuds (toujours sans ris !), le golfe est à portée, nous n’allons pas rentrer au foyer sur un plan B du style tour de Ré et des îlots environnants.

L’organisation des repas reposait sur un minimum de repas apportés, l’espoir de poisson à manger et des « conserves de plats préparés », de quoi tenir jusqu’à Mutriku ou Guetaria. La fougue de Hasufel retrouvée, les pêcheurs Pascual et Alain préparèrent le matériel pour accueillir nos futurs plats, d’abord quelques maquereaux en Ceviche, et ensuite de belles tranches de thon à la poêle et suprême délice : du ventre de thon « grallé »  ! (le plus gros, mangé à bord, mesurant 90 cm et donc approximativement 17 kg !!!)

APRÈS

Ensuite, ce fut au tour de l’organisation du quart. Une rotation d’une heure de veille pour chacun des 4 navigateurs (il y a des novices dans ce domaine !), renouvelée deux fois en tout jusqu’à la fin de la nuit, pendant laquelle nous ne rencontrerons que quelques navires de pêche, rotation renouvelée la nuit de mercredi à jeudi, et l’équipage choisit pour la dernière nuit, de mercredi à jeudi, une rotation à une heure pour 2 navigateurs et une rotation à 2h successives pour les 2 autres navigateurs ! Un grain accueillera les deux quarts du matin, avec un vent qui va très nettement forcir !!!

Les sauts de dauphins, à coté d’Hasufel, nous ont souvent soutenu tout au long du voyage, y compris sous la lune éclatante.

Mais l’absence d’un vent constant nous a conduit, après avoir découvert les montagnes espagnoles et les phares des ports espérés, à rentrer directement sur La Rochelle, nous aurons donc VU l’Espagne, sans y accoster…

Une belle aventure humaine, d’environ 380 Milles sur 4 jours et 3 nuits (moyenne de 5,3 noeuds…),  où j’ai beaucoup appris (les quarts répétés, le code zéro à l’arrivée et … le moteur utilisé sur pas mal d’heures…). Mutriku, je reviendrai ! Ce n’est que partie remise !

Francis Delgado (Horatio) et Alain H (comme Hasufel !). Ravis de cette sortie !


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